oyons clairs : ce tarif historique ne sera pas reconduit. Aujourd’hui, le surplus d’électricité solaire n’est racheté qu’environ 1,1 centime d’euro le kWh, autant dire presque rien. De quoi inquiéter, on le comprend. Mais voici la bonne nouvelle : vos panneaux fonctionnent encore très bien, et l’autoconsommation, idéalement avec une batterie de stockage, peut leur donner une seconde vie pleinement rentable. On vous explique comment, en installateur RGE du Grand Ouest qui accompagne cette bascule au quotidien.
À la fin d’un contrat d’obligation d’achat signé avant 2007, le tarif historique élevé n’est pas reconduit. Le surplus retombe au tarif S21, environ 1,1 centime d’euro le kWh, soit quasiment rien. Pour la plupart des foyers, la meilleure option est de basculer en autoconsommation, c’est-à-dire consommer soi-même son électricité plutôt que de la revendre, idéalement en ajoutant une batterie de stockage. Vos panneaux d’avant 2007 produisent encore largement assez. Pour étudier votre cas, on vous accompagne vers l’autoconsommation avec Artyseo.
Votre contrat de revente photovoltaïque arrive à échéance : ce qui vous attend
Reprenons depuis le début. Au milieu des années 2000, l’État a lancé le solaire résidentiel avec un mécanisme très incitatif : l’obligation d’achat (souvent abrégée OA). Le principe ? EDF, via EDF OA, était obligé de vous racheter votre électricité à un tarif fixe et garanti pendant 20 ans. La plupart des installations de cette époque ont été souscrites en vente totale : vous revendiez 100 % de votre production, sans en consommer une seule part vous-même.
Ces contrats signés avant 2007 arrivent aujourd’hui à leur terme, et ils sont nombreux à expirer en même temps, entre 2026 et 2030. Si vous êtes concerné, anticipez : à l’échéance, il n’y a pas de reconduction automatique au tarif historique. Le contrat s’arrête, point. C’est précisément le moment de reprendre la main et de choisir la suite, plutôt que de la subir. La première étape est souvent un simple échange pour faire le point sur votre passage en autoconsommation avec Artyseo.
TABLEAU – Pourquoi le tarif ne sera pas reconduit : tarif historique vs tarif S21 actuel
| Élément | Contrat historique (avant 2007) | Après échéance (tarif S21, 2026) |
| Type de contrat | Vente totale, obligation d’achat | Vente du surplus, hors OA historique |
| Tarif d’achat | Jusqu’à ~0,55 à 0,60 €/kWh | ~0,011 €/kWh (1,1 c€) |
| Durée | 20 ans garantis | Indexation annuelle ~2 % |
| Reconduction au tarif d’origine | Non | Non |
Tarif S21 : arrêté du 1er juin 2026 (JORF du 4 juin), en vigueur depuis le 5 juin 2026. Données indicatives à vérifier au moment de votre projet.
Pourquoi le tarif de rachat historique était si avantageux (et pourquoi c'est fini)
À l’époque, pour amorcer la filière solaire en France, les pouvoirs publics ont fixé des tarifs d’achat très élevés, parmi les plus généreux jamais pratiqués : jusqu’à environ 0,55 à 0,60 euro le kWh selon les contrats. Sur 20 ans, c’était un placement très rentable, et c’est tout le mérite des foyers qui ont osé se lancer.
Puis est arrivé le moratoire photovoltaïque de fin 2010 : face à l’envolée des demandes, l’État a suspendu puis profondément revu le dispositif. Les nouveaux contrats sont repassés à des tarifs bien plus bas. Les contrats en cours, eux, ont continué jusqu’à leur terme, ce qui explique la vague d’échéances actuelle.
Aujourd’hui, la donne a totalement changé. Depuis l’arrêté tarifaire S21 entré en vigueur le 5 juin 2026, le surplus est racheté autour de 1,1 centime d’euro le kWh. On parle donc d’un tarif environ cinquante fois inférieur à votre tarif historique. Continuer à tout revendre n’a plus aucun sens financier. C’est la raison pour laquelle il faut changer de logique.
Quelles options à la fin de votre contrat d'obligation d'achat ?
Option 1 : ne rien faire et revendre le surplus au tarif S21 (le piège)
C’est l’option de la facilité : vous signez un nouveau contrat de vente du surplus et vous continuez comme avant. Sauf qu’au tarif S21, votre production ne vous rapportera quasiment plus rien (1,1 c€/kWh). Pire, si vous étiez en vente totale, vous continuez à acheter au prix fort toute l’électricité que vous consommez, alors que vos panneaux produisent au-dessus de votre tête. C’est le scénario le moins intéressant.
Option 2 : basculer en autoconsommation (la voie recommandée)
L’autoconsommation consiste à consommer directement l’électricité que vos panneaux produisent, au lieu de la revendre. Comme on le verra plus bas, un kWh que vous consommez vous-même vaut bien plus qu’un kWh revendu. Concrètement, vous arrêtez de tout injecter sur le réseau et vous alimentez votre maison avec votre propre production en journée. C’est la voie que l’on recommande dans la grande majorité des cas.
Option 3 : autoconsommation avec batterie de stockage (maximiser le gain)
Le souci de l’autoconsommation seule, c’est que vous produisez surtout en journée, quand vous êtes parfois absent. Une batterie de stockage résout ce décalage : elle emmagasine le surplus produit dans la journée pour vous le restituer le soir. Résultat, vous passez d’un taux d’autoconsommation de 30 à 40 % à 70 à 80 %. C’est l’option qui maximise le gain, sous réserve d’un calcul de rentabilité adapté à votre situation.
Peut-on prolonger ou renouveler le contrat ?
La question revient souvent, et la réponse honnête est non : il n’existe pas de reconduction de votre contrat au tarif historique. Vous pouvez signer un nouveau contrat de vente du surplus, mais au tarif S21 actuel, sans rapport avec ce que vous touchiez. Mieux vaut donc raisonner en valeur d’usage de votre électricité, pas en revente.
TABLEAU – Comparatif des options à l’échéance du contrat
| Option | Revenu / économie annuelle | Action requise | Pour qui ? |
| Revendre le surplus (S21) | Très faible (~1,1 c€/kWh) | Nouveau contrat de vente | Personne en pratique |
| Autoconsommation simple | Économie ~25 c€/kWh autoconsommé | Bascule du contrat, parfois onduleur | Foyers présents en journée |
| Autoconsommation + batterie | Économie maximisée (70-80 % autoconso) | Ajout batterie + bascule | Foyers absents en journée |
Estimations indicatives Artyseo. Le gain réel dépend de votre consommation et de votre installation.
(TRV 2026)
Pourquoi l'autoconsommation est aujourd'hui le meilleur choix
Faisons le calcul simple qui change tout. Quand vous autoconsommez un kWh, vous évitez d’acheter ce kWh au réseau, soit environ 25 centimes d’euro économisés (tarif réglementé 2026). Quand vous revendez ce même kWh au tarif S21, vous touchez 1,1 centime. Autrement dit, un kWh autoconsommé vaut environ 23 fois plus qu’un kWh revendu. Le choix se fait tout seul.
Petite précision pour éviter la confusion : on parle ici de panneaux photovoltaïques, qui produisent de l’électricité. Rien à voir avec le solaire thermique, qui chauffe de l’eau pour le chauffage ou l’eau chaude. Votre installation, elle, produit bien de l’électricité photovoltaïque que vous avez tout intérêt à consommer.
Faut-il ajouter une batterie pour une installation d'avant 2007 ?
C’est la question qui mérite le plus de nuance, et on va y répondre sans survente. Une batterie de stockage emmagasine l’électricité produite en journée pour vous la restituer quand le soleil se couche, au moment où votre maison consomme le plus. C’est ce qui fait grimper votre taux d’autoconsommation de 30-40 % à 70-80 % selon l’Ademe.
TABLEAU – Autoconsommation sans batterie vs avec batterie
| Critère | Sans batterie | Avec batterie |
| Taux d’autoconsommation | 30 à 40 % | 70 à 80 % |
| Économie annuelle | Modérée | Sensiblement supérieure |
| Surcoût indicatif | – | ~4 000 à 8 000 € |
| Amortissement | – | 5 à 9 ans |
| Durée de vie | – | 10 à 15 ans |
Ordres de grandeur indicatifs (sources Ademe pour les taux d’autoconsommation). Le dimensionnement dépend de votre production et de votre consommation.
Soyons honnêtes : la batterie n’est pas systématiquement le bon choix. C’est un calcul de rentabilité au cas par cas, selon votre profil de consommation, la taille de votre installation et votre budget. Méfiez-vous des offres de kit solaire ou de batterie vendus sans étude : la garantie et le dimensionnement comptent autant que le prix. Une batterie bien choisie reste un équipement d’énergie renouvelable durable, avec une garantie constructeur de plusieurs années. Pour bien la dimensionner, jetez un œil à notre article sur la bonne puissance de batterie, et découvrez notre offre de batterie de stockage solaire. Si vous rechargez un véhicule électrique, l’autoconsommation de votre production solaire devient encore plus intéressante : c’est un gros poste à caler en journée.
Comment faire évoluer une installation d'avant 2007 vers l'autoconsommation👇
Audit de l'installation
On vérifie l’état des panneaux, leur production réelle et leur potentiel.
Vérification de l'onduleur et du compteur
Sur une installation d’avant 2007, l’onduleur a parfois vieilli et peut nécessiter un remplacement. On contrôle aussi la compatibilité du compteur (Linky) pour la bascule.
Démarches contractuelles
Fin du contrat d’obligation d’achat, mise en place du nouveau cadre d’autoconsommation.
Ajout d'une batterie si pertinent
Selon les conclusions de l’audit et votre profil.
Mise en autoconsommation
Votre production alimente désormais en priorité votre maison.
Les démarches administratives pour clôturer votre contrat et passer à l'autoconsommation
Côté paperasse, rien d’insurmontable, mais il faut connaître les bons interlocuteurs. En tant que producteur d’électricité photovoltaïque, vous avez aujourd’hui deux acteurs en face de vous : votre acheteur (souvent EDF OA, dans le cadre de l’obligation d’achat) et le gestionnaire de réseau Enedis, qui gère le raccordement et le compteur. La clôture du contrat et le passage à l’autoconsommation suivent un parcours balisé.
Notifier la fin ou la résiliation du contrat
À l’approche de l’échéance, votre contrat de vente de l’électricité prend fin de lui-même : il n’y a pas toujours besoin de résilier formellement, mais une notification de résiliation ou une confirmation écrite à l’acheteur clarifie la situation. Un simple courrier ou un formulaire en ligne suffit généralement. Si vous souhaitez basculer avant le terme, la résiliation anticipée est possible, mais vérifiez les modalités et les éventuels frais de fin de contrat ou coûts associés avant de procéder.
Choisir votre nouveau cadre de vente du surplus
Une fois le contrat d’obligation d’achat clôturé, vous choisissez votre nouvelle formule : autoconsommation totale, ou autoconsommation avec vente du surplus au tarif de vente S21. La vente de surplus n’a plus rien à voir avec l’ancien rachat EDF à prix élevé : le prix moyen du surplus est désormais très bas. Dans ce cas, un nouveau contrat d’achat est mis en place, et vous entrez dans un périmètre d’équilibre géré par un responsable d’équilibre (l’acteur qui équilibre injection et soutirage sur le réseau électrique). Pour les grandes puissances (centrale solaire de plusieurs centaines de kWc), la valorisation passe par un appel d’offres, mais ce n’est pas votre cas en résidentiel. Votre fournisseur d’électricité et Enedis vous communiquent les modalités et le formulaire à compléter ; ces informations sont disponibles en ligne. L’accès à ces démarches administratives est aujourd’hui largement dématérialisé.
Vérifier le raccordement, le compteur et la mise en service
Sur une installation ancienne, le passage en autoconsommation peut nécessiter une mise à jour du raccordement et, parfois, une nouvelle mise en service. On vérifie la compatibilité du compteur Linky, l’état de l’onduleur et, si vous ajoutez une batterie ou un équipement, la conformité de l’ensemble (un passage du Consuel peut être requis). Bonne nouvelle : on s’occupe de l’ensemble de ces démarches après clôture pour vous, de A à Z.
L'avis d'Artyseo : anticipez la fin de votre contrat
Notre conseil, après des centaines d’installations suivies dans le Grand Ouest : ne subissez pas l’échéance, préparez-la. Beaucoup de foyers équipés avant 2007 arrivent à terme en même temps, entre 2026 et 2030. Ceux qui anticipent gardent la main et évitent un trou de production ou un nouveau contrat de revente sans intérêt.
Concrètement, faites réaliser un audit quelques mois avant la fin de votre contrat. Cela laisse le temps de vérifier l’onduleur, de dimensionner une éventuelle batterie et d’organiser la bascule sans interruption. Vos panneaux ont déjà été un bon investissement ; bien accompagnés, ils peuvent le rester pour une seconde vie. Pour vous faire une idée de notre façon de travailler, consultez les avis de nos clients.
👍 5230+ installations réalisées, ⭐4.8/5 sur les 387 avis clients, ✅ certification RGE, zéro sous-traitance.
Questions fréquentes sur la fin du contrat de revente photovoltaïque
Que faire à la fin de mon contrat EDF OA ?
À la fin de votre contrat d’obligation d’achat, le tarif historique s’arrête et n’est pas reconduit. La meilleure option pour la plupart des foyers est de basculer en autoconsommation, idéalement avec une batterie, plutôt que de revendre le surplus au tarif S21 (1,1 c€/kWh). Un audit permet de définir la solution adaptée à votre installation solaire.
Mon contrat de rachat peut-il être reconduit au même tarif ?
Non. Le tarif historique très élevé de votre contrat avant 2007 n’est pas reconductible. Vous pouvez signer un nouveau contrat de vente du surplus, mais au tarif S21 actuel, sans commune mesure avec ce que vous touchiez. C’est pourquoi l’autoconsommation devient bien plus intéressante.
À quel prix mon surplus est-il racheté après la fin du contrat ?
Depuis l’arrêté S21 du 1er juin 2026, le surplus est racheté autour de 1,1 centime d’euro le kWh, avec une indexation annuelle d’environ 2 %. C’est environ 23 fois moins que la valeur d’un kWh autoconsommé (environ 25 centimes économisés).
Mes panneaux d'avant 2007 fonctionnent-ils encore assez pour l'autoconsommation ?
Oui, dans la très grande majorité des cas. Un panneau perd environ 0,5 % de rendement par an : une installation de 2008 produit encore près de 90 % de sa puissance d’origine. Le seul point à vérifier est l’onduleur, qui peut avoir besoin d’être remplacé. C’est l’objet de l’audit.
Une batterie est-elle rentable sur une ancienne installation ?
Cela dépend de votre profil de consommation. La batterie fait passer votre taux d’autoconsommation de 30-40 % à 70-80 %, pour un surcoût indicatif de 4 000 à 8 000 euros et un amortissement de 5 à 9 ans. Ce n’est pas systématique : seul un calcul personnalisé, après audit, permet de trancher.
