On ne va pas se mentir : ouvrir sa facture d’électricité, ces derniers temps, c’est un peu comme jouer à la roulette russe du budget. 😅
Entre la fin de l’ARENH au 1er janvier 2026, la hausse des taxes et un tarif réglementé qui ne baisse que d’un timide 0,83 % en février 2026, les ménages français restent exposés à une électricité structurellement chère. L’UFC-Que Choisir estime même le surcoût potentiel à 150 à 250 € par an et par foyer si les prix de marché repartent à la hausse. Aïe.
La bonne nouvelle ? L’autoconsommation solaire permet de reprendre la main sur votre budget énergie — concrètement, pas juste en théorie.
Dans le Grand Ouest, une installation photovoltaïque de 6 kWc produit entre 6 000 et 7 000 kWh par an. De quoi couvrir une belle part de votre consommation et dire « ciao » à une bonne partie de la hausse des prix.
On vous explique tout. ☀️
Pourquoi l’électricité augmente en 2026 (et pourquoi c’est pas fini)
Vous vous êtes sûrement déjà posé la question : pourquoi la forte hausse des prix de l’électricité observée depuis 2022 ne se calme toujours pas ? Ce n’est malheureusement pas un simple épisode passager. Plusieurs facteurs structurels se combinent en 2026 pour maintenir la pression sur votre facture. Et autant le dire clairement : ça risque de durer.
La fin de l’ARENH : le filet de sécurité qui disparaît
Le 1er janvier 2026, l’ARENH (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique) a tiré sa révérence. Pour faire simple, c’était le mécanisme qui obligeait EDF à vendre une partie de sa production nucléaire à un prix fixé de 42 €/MWh aux fournisseurs alternatifs. Un véritable amortisseur de chocs pour votre portefeuille. Ce filet de sécurité ? Il n’existe plus.
Son remplaçant s’appelle le Versement Nucléaire Universel (VNU), et c’est un tout autre fonctionnement : EDF vend désormais 100 % de sa production au prix du marché. Une redistribution aux consommateurs n’intervient qu’après coup, et uniquement si les prix dépassent un seuil estimé à 78 €/MWh. Or, d’après la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE), les prix de marché tournent actuellement autour de 60 €/MWh. Traduction : le VNU pourrait rester « en sommeil » jusqu’en 2028. Pas très rassurant, on vous l’accorde.
Taxes, CEE, TURPE : le cocktail qui pique 🍋
En parallèle, plusieurs composantes de la facture évoluent défavorablement en 2026. L’accise sur l’électricité augmente mécaniquement chaque année. La 6e période des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), démarrée en janvier 2026, renforce les obligations des fournisseurs — et c’est vous qui payez l’addition. Le TURPE (tarif d’utilisation des réseaux) a été revu à la hausse, lui aussi. Seule consolation : la Contribution Tarifaire d’Acheminement (CTA) baisse de 21,93 % à 15 %, soit environ 10 €/an d’économie. Une goutte d’eau dans un océan de hausse.
Le bilan ? Les ménages français ont vu leur facture d’électricité augmenter de +74 % sur dix ans. Et franchement, la tendance n’est pas près de s’inverser.
Prix du kWh en 2026 : on en est où exactement ?
Au 1er février 2026, la CRE a entériné une baisse moyenne de 0,83 % TTC du tarif réglementé de vente de l’électricité (TRV). Concrètement ? Environ 8,50 € d’économie par an pour une consommation moyenne de 4 800 kWh. Autant dire que ça ne va pas changer la face de votre budget.
Option tarifaire | Prix du kWh (TTC) | Évolution |
Base (6 kVA) | 0,1940 €/kWh | -0,62 % |
Heures pleines | 0,2065 €/kWh | Stable |
Heures creuses | 0,1579 €/kWh | Stable |
Tempo jours rouges HP | 0,7060 €/kWh | +6,2 % ⚠️ |
Source : CRE, délibération du 14 janvier 2026 — Tarifs applicables au 1er février 2026.
La légère baisse du prix du kWh est en réalité compensée par la hausse de l’abonnement (+2 %). C’est un peu comme si on vous baissait le prix de la baguette de 1 centime… mais qu’on augmentait votre loyer. Pour les foyers au tarif Tempo, c’est nettement plus salé : +6,2 % TTC en moyenne. Et surtout, n’oublions pas l’évolution historique : même après les baisses de 2025, le kWh reste 31 % plus cher qu’en 2022. Voilà voilà.
L’autoconsommation solaire : arrêter de subir, commencer à produire ☀️
L’autoconsommation photovoltaïque, le principe est tout simple : vous produisez et consommez votre propre électricité grâce à des panneaux solaires installés sur votre toiture. Chaque kWh que vous produisez et consommez directement, c’est un kWh que vous ne payez pas à votre fournisseur. Et qui échappe définitivement à toute hausse future. C’est un peu comme faire pousser vos propres tomates au lieu d’en acheter au supermarché — sauf que là, ça dure 30 ans. 🍅
La France compte désormais 400 000 foyers en autoconsommation selon Enedis, et le rythme s’accélère d’année en année. Dans le Grand Ouest (Pays de la Loire, Bretagne, Centre-Val de Loire), une installation solaire bien dimensionnée permet de réduire votre facture de 30 à 50 % selon votre profil de consommation et le taux d’autoconsommation atteint. Pas mal, non ?
En chiffres : une installation de 6 kWc produit entre 6 000 et 7 000 kWh/an dans notre région (données PVGIS). Au prix du kWh actuel (0,1940 €), on parle d’une production solaire d’une valeur de 1 160 à 1 360 €/an. Et le meilleur dans tout ça ? Cette économie augmente mécaniquement à chaque hausse du tarif. Plus l’électricité produite par le réseau coûte cher, plus votre énergie solaire vaut de l’or.
Et cerise sur le panneau ☀️ : les nouveaux alignements des heures creuses Enedis (11h-17h) coïncident désormais avec le pic de production solaire. Vous pouvez programmer vos appareils énergivores (chauffe-eau, lave-linge, lave-vaisselle) en journée pour maximiser votre autoconsommation. Plus besoin de choisir entre heures creuses et énergie renouvelable : les deux convergent. Votre énergie solaire devient votre meilleur allié budgétaire.
Combien coûte une installation solaire en 2026 ?
Parlons chiffres, sans langue de bois. Le coût d’une installation photovoltaïque dépend de la puissance choisie, de la configuration de votre toiture et du matériel sélectionné. Chez Artyseo, on affiche nos prix — c’est plus simple pour tout le monde. Voici les fourchettes constatées en 2026 :
Puissance | Prix moyen TTC | Prime autoconso. | Coût net |
3 kWc | 6 500 – 8 500 € | 240 € | 6 260 – 8 260 € |
6 kWc | 10 000 – 14 000 € | 480 € | 9 520 – 13 520 € |
9 kWc | 13 000 – 18 000 € | 720 € | 12 280 – 17 280 € |
Sources : tarifs constatés Grand Ouest, février 2026. Prime T1 2026 : 80 €/kWc (CRE, arrêté S21).
La prime à l’autoconsommation est versée en une seule fois au premier anniversaire de l’installation pour les projets de 9 kWc ou moins. Elle se cumule avec la vente du surplus à EDF OA : chaque kWh non consommé est racheté à 0,04 €/kWh, garanti par contrat sur 20 ans. Vous pouvez également bénéficier de la TVA réduite à 5,5 % pour les installations de moins de 9 kWc (sous conditions).
Envie de connaître le coût précis de votre projet ? Chez Artyseo, on vous propose une étude solaire à domicile, gratuite et sans engagement. Nos équipes sont basées à Angers et interviennent dans tout le Grand Ouest. Zéro sous-traitance, zéro pression — on préfère les panneaux solaires aux arguments commerciaux. 😊
Rentabilité : en combien de temps on s’y retrouve ?
C’est LA question. Et on le comprend : un investissement de 10 000 €+, on veut savoir quand ça rapporte. Spoiler : le contexte 2026 est particulièrement favorable. Voici ce que ça donne pour une installation 6 kWc dans le Grand Ouest :
Indicateur | Estimation 6 kWc | Source |
Production annuelle | 6 000 – 7 000 kWh | PVGIS (Grand Ouest) |
Économies annuelles | 800 – 1 200 €/an | Selon taux autoconso. |
Revenus vente surplus | 80 – 120 €/an | EDF OA, 0,04 €/kWh |
Retour sur investissement | 8 – 12 ans | Artyseo |
Durée de vie panneaux | 30 – 40 ans | Fabricants |
Ces estimations sont indicatives et dépendent de la configuration, de l’orientation et du profil de consommation de chaque foyer. Installation solaire Nantes
Et le tarif de rachat du surplus ? Au T1 2026, il s’établit à 0,04 €/kWh pour les installations ≤ 9 kWc. C’est nettement moins qu’en 2024 (0,1269 €/kWh), ce qui confirme une tendance forte : en 2026, mieux vaut consommer sa production solaire que de la revendre. C’est un peu la différence entre manger les tomates de votre jardin et les donner au voisin pour trois fois rien. 🍅
Avec une durée de vie de 30 à 40 ans, vos panneaux solaires continueront à produire bien après leur amortissement. Sur cette période, le gain cumulé peut dépasser 20 000 à 30 000 €. Un investissement patrimonial au même titre qu’une rénovation énergétique — la valeur verte en plus.
Batterie de stockage : encore plus d’autonomie 🔋
Pour celles et ceux qui veulent aller encore plus loin dans l’indépendance énergétique, la batterie de stockage solaire est un complément de plus en plus pertinent. Le principe : vous stockez l’électricité produite en journée pour la consommer le soir ou la nuit, quand vos panneaux ne produisent plus. Comme une gourde que vous remplissez au soleil pour boire le soir — mais en kilowattheures.
Une batterie bien dimensionnée fait passer votre taux d’autoconsommation de 30-40 % à 60-80 %, réduisant d’autant votre dépendance au réseau électrique. En 2026, les prix des batteries lithium-ion continuent de baisser, tandis que les batteries sodium-ion émergent comme une alternative prometteuse avec un meilleur bilan environnemental.
Couplée à un système de pilotage intelligent (domotique, IA), votre installation peut même optimiser automatiquement votre consommation en fonction de la production solaire et des tarifs Tempo — vous évitant les heures rouges à 0,71 €/kWh. La transition énergétique, c’est aussi l’intelligence au service de votre confort.
Pourquoi c’est le bon moment pour passer au solaire ?
Si vous hésitez encore, on comprend — c’est un investissement. Mais voici pourquoi repousser votre projet risque de vous coûter plus cher que de le lancer :
Les aides fondent comme neige au soleil. La prime à l’autoconsommation était de 370 €/kWc en 2023, 220 €/kWc en 2024… et seulement 80 €/kWc au T1 2026. Plus vous attendez, moins vous percevrez. La dégressivité, c’est le mot qui résume tout.
Le tarif de rachat dégringole. De 0,13 €/kWh en 2024 à 0,04 €/kWh en 2026 pour le surplus ≤ 9 kWc. Chaque trimestre perdu, c’est un tarif contractuel moins avantageux… pour 20 ans.
L’électricité ne baissera pas durablement. La fin de l’ARENH, le sous-investissement historique dans les réseaux et le financement du nouveau nucléaire (EPR2) créent une pression structurelle à la hausse en France. Investir dans le solaire aujourd’hui, c’est se protéger pour les 30 prochaines années. Et ça, c’est pas rien.
👉 Envie d’y voir plus clair sur votre projet solaire ? Chez Artyseo, on vous propose une étude personnalisée, gratuite et sans engagement. Un expert se déplace chez vous en 48h pour étudier votre toiture, estimer votre production et vous donner des chiffres concrets. Zéro surprise, zéro pression.
Artyseo, installateur RGE dans le Grand Ouest. Zéro sous-traitance, 100 % fait maison, SAV aux petits oignons. 💚
FAQ — Hausse de l’électricité et solaire en 2026
Comment va évoluer le prix de l’électricité en 2026 et au-delà ?
Le tarif réglementé est stable en février 2026 (baisse de 0,83 % TTC). Mais la fin de l’ARENH et le passage au VNU exposent davantage les prix aux fluctuations des marchés de gros. L’évolution dépendra des prix de l’énergie, de la politique fiscale et de la production nucléaire d’EDF. Prochaine révision du TRV : août 2026. En attendant, produire sa propre électricité reste le meilleur bouclier.
Combien coûte une installation solaire dans le Grand Ouest ?
Pour une installation photovoltaïque de 6 kWc (la plus courante pour un foyer), comptez entre 10 000 et 14 000 € TTC posé, soit environ 1 600 à 2 300 €/kWc. Ce coût inclut les panneaux, l’onduleur ou les micro-onduleurs, la pose et le raccordement. La prime à l’autoconsommation (480 € pour 6 kWc) et la TVA réduite à 5,5 % peuvent alléger l’addition.
Quelles sont les aides pour les panneaux solaires en 2026 ?
Au T1 2026, les principales aides sont : la prime à l’autoconsommation (80 €/kWc pour ≤ 9 kWc, 140 €/kWc pour 9-36 kWc), la vente du surplus à EDF OA (0,04 €/kWh, contrat 20 ans), et la TVA à 5,5 % pour les installations ≤ 9 kWc (sous conditions PPE2 V2). Certaines collectivités locales proposent également des aides complémentaires — pensez à vous renseigner.
L’autoconsommation solaire est-elle rentable en 2026 ?
Plus que jamais. Avec un prix du kWh à 0,1940 € en option base, chaque kWh autoconsommé vous fait économiser près de 20 centimes. Le retour sur investissement se situe entre 8 et 12 ans pour une installation 6 kWc, avec une durée de vie de 30 à 40 ans. Et plus l’électricité augmente, plus votre énergie solaire prend de la valeur.
Comment fonctionne le tarif de rachat du surplus en 2026 ?
En autoconsommation avec vente du surplus, l’électricité que vous ne consommez pas est injectée sur le réseau et rachetée par EDF OA. Au T1 2026, le tarif est de 0,04 €/kWh pour les installations ≤ 9 kWc, garanti 20 ans. Pour maximiser votre rentabilité, privilégiez l’autoconsommation directe et, si le budget le permet, une batterie de stockage pour valoriser chaque kWh produit.
