artyseo cover batterie virtuelle

Batterie virtuelle solaire : vrai bon plan ou piège ? Le guide indépendant 2026

La batterie virtuelle solaire fait beaucoup parler d'elle. Avec la réforme S21 entrée en vigueur en juin 2026, le modèle économique du photovoltaïque résidentiel évolue fortement : la vente du surplus d'électricité produite par les particuliers est désormais beaucoup moins rémunératrice, ce qui renforce l'intérêt de solutions permettant de mieux valoriser cette énergie non consommée immédiatement. De l'autre côté, des fournisseurs d'électricité comme Urban Solar Energy ou MyLight Systems promettent de valoriser chaque kilowattheure de surplus sans investir dans un système de stockage physique. Alors, qui croire ?

On a décidé de poser les chiffres à plat. Chez Artyseo, on installe des panneaux photovoltaïques et des solutions de stockage, mais on ne propose pas d’offre de batterie virtuelle. Ça tombe bien : ça nous permet de vous donner un avis vraiment neutre, sans rien à y gagner. Dans ce guide, on démonte le mécanisme, on compare les offres restantes en 2026, on simule la rentabilité face à la vente du surplus via EDF OA, et on liste les pièges que personne ne vous explique clairement. Que votre projet solaire soit déjà lancé ou en réflexion, si vous envisagez le stockage d’énergie solaire pour votre maison, ce comparatif va vous faire économiser pas mal de temps, et peut-être quelques mauvaises surprises.

COMMENT ÇA MARCHE ? 💡

Le principe est aussi simple qu’un compte épargne d’électricité : en journée, lorsque vos panneaux solaires produisent plus d’énergie que nécessaire, le surplus est injecté directement sur le réseau public Enedis et crédite votre « solde » de kilowattheures. Le soir ou pendant la période hivernale, quand votre production diminue, vous consommez l’électricité du réseau en déduisant la quantité de kWh que vous avez accumulée. Vous récupérez ainsi votre propre énergie au moment où vous en avez le plus besoin, le tout géré à distance et sans aucun équipement physique supplémentaire chez vous.

En 2026, plusieurs acteurs proposent encore des solutions de valorisation virtuelle du surplus, notamment Urban Solar Energy et MyLight Systems, après le retrait d’agrément de JPME. Avec la réforme S21, la revente classique du surplus via EDF OA est fortement moins rémunératrice, ce qui rend la question de la valorisation du surplus encore plus importante. Attention toutefois aux frais d’acheminement, aux conditions contractuelles et à la dépendance vis-à-vis du fournisseur.

Qu'est-ce qu'une batterie virtuelle solaire ?

comment ca marche batterie virtuelle fonctionnement artyseo solaire

Le principe : stocker l'énergie sans équipement

Une batterie virtuelle solaire, ce n’est pas un coffret de stockage installé chez vous. Il n’y a aucun équipement, aucun boîtier lithium dans le garage. Le principe est purement comptable : quand vos panneaux solaires produisent plus d’électricité que ce que votre foyer consomme, le surplus d’énergie est injecté sur le réseau public. Votre fournisseur d’énergie crédite ces kWh sur un compteur virtuel. Le soir ou la nuit, quand vous avez besoin d’électricité et que vos panneaux ne produisent plus, vous piochez dans ce crédit. L’énergie stockée virtuellement est restituée, c’est une compensation comptable, pas un stockage réel.

En clair, le réseau électrique joue le rôle d’un système de stockage géant. Vous y déposez de l’électricité produite en surplus, vous la récupérez plus tard quand vous en avez besoin. Le fournisseur fait l’intermédiaire et prend sa commission au passage.

Comment fonctionne une batterie virtuelle concrètement ?

Le parcours d’un kWh suit un circuit simple. En journée, votre installation photovoltaïque produit de l’électricité. Vous consommez ce dont vous avez besoin en direct, c’est l’autoconsommation solaire. Le surplus de production, au lieu d’être revendu à EDF, est injecté sur le réseau et crédité sur votre espace client virtuel. Le soir, la nuit ou les jours de mauvais temps, l’électricité que vous consommez est débitée de ce crédit.

Condition technique indispensable : un compteur Linky. C’est lui qui mesure en temps réel les flux d’injection et de soutirage, automatiquement. Sans Linky, pas de batterie virtuelle possible. Bonne nouvelle : la quasi-totalité des foyers français en sont équipés depuis fin 2025.

Batterie virtuelle vs batterie physique : quelle différence ?

Les deux solutions répondent au même besoin, stocker l’énergie produite par vos panneaux solaires pour la consommer plus tard, mais pas du tout de la même manière. Voici un comparatif rapide pour y voir clair.

TABLEAU – Comparatif batterie virtuelle ou système de stockage physique

Critère Batterie virtuelle Stockage physique (lithium)
Coût 10 à 15 €/mois (abonnement) 5 000 à 10 000 € (investissement)
Stockage réel Non (comptable) Oui (lithium, LFP)
Capacité de stockage Illimitée (selon offre) 5 à 10 kWh typique
Autonomie coupure réseau Non Oui (secours automatique)
Durée de vie Illimitée (tant que le fournisseur existe) 10 à 15 ans (6 000 à 10 000 cycles)
Impact écologique Aucun équipement supplémentaire Lithium, cobalt, recyclage à prévoir
Complexité installation Aucune (souscrire un contrat) Installation par un professionnel RGE
Risque fournisseur Élevé (cf. cas JPME) Faible (matériel chez vous)

Sources : Urban Solar Energy, MyLight Systems, données fabricants systèmes de stockage lithium 2026

Pour approfondir le sujet du stockage physique, on a rédigé un guide complet pour vous aider à choisir la bonne puissance pour votre batterie de stockage.

compteur linky installation solaire

Les offres de batterie virtuelle en 2026 : qui reste sur le marche ?

1) Urban Solar Energy : l’offre de batterie virtuelle de référence

Urban Solar Energy propose le système le plus accessible du marché. Le principe : un stockage virtuel illimité, facturé 1 EUR par kWc de puissance installée par mois, plus 299 EUR TTC de mise en service. Pas d’engagement, vous pouvez résilier quand vous voulez. C’est un avantage notable si vous souhaitez tester le dispositif sans vous engager sur le long terme.

L’autre atout : cette offre est compatible avec les installations solaires en auto-installation (kits solaires plug & play). Les particuliers qui ont choisi d’installer des panneaux eux-mêmes peuvent donc en bénéficier. En revanche, cette solution fonctionne sur un modèle différent de l’obligation d’achat EDF OA. Vous ne bénéficiez donc pas du cadre contractuel de vente du surplus proposé par EDF OA et vous devez bien comparer la valorisation réelle obtenue avec les frais associés au service. Depuis la réforme S21, l’arbitrage entre vente du surplus et valorisation virtuelle dépend surtout du prix de reprise du surplus, des frais associés et de votre capacité à autoconsommer.

2) MyLight Systems (MySmartBattery) : le pilotage intelligent

MyLight Systems se positionne sur le haut de gamme avec sa solution MySmartBattery. À partir de 12,99 EUR/mois, vous bénéficiez d’un pilotage en temps réel de votre production solaire et de votre consommation. Le système utilise des algorithmes pour optimiser automatiquement la gestion de votre électricité photovoltaïque. Deux formules sont proposées, avec ou sans abonnement annuel.

Le point fort de MyLight : la compatibilité avec un stockage physique en complément. Vous pouvez combiner les deux solutions pour maximiser la quantité d’énergie consommée localement. Le monitoring via l’application est également un vrai plus pour piloter vos flux énergétiques au quotidien et découvrir combien d’électricité produite par vos panneaux est réellement utilisée.

3) JPME : retrait d’agrément et fin de partie

C’est l’épisode qui a fait trembler tout le secteur de l’énergie renouvelable. Le 15 janvier 2026, le ministère de l’Économie a publié un arrêté retirant l’agrément d’Actelios Solutions, la maison-mère de JPME (Je Produis Mon Électricité). Les motifs : pratiques commerciales trompeuses, tarifs mensongers et retards de paiement aux producteurs d’électricité photovoltaïque.

L’arrêté est devenu effectif le 22 janvier 2026. Environ 4 760 producteurs se sont retrouvés sans fournisseur du jour au lendemain, leur énergie stockée virtuellement évaporée. JPME a tenté un référé qui a été rejeté. Les acheteurs de ce service ont été basculés vers EDF en dernier recours, perdant l’ensemble de leurs crédits accumulés.

La leçon est claire : avec un stockage virtuel, vous dépendez à 100 % de la pérennité de votre fournisseur d’électricité. S’il change de statut, fait faillite ou perd son agrément, vos kWh crédités partent en fumée.

TABLEAU – Comparatif des offres de batterie virtuelle en 2026

Critère Urban Solar Energy MyLight Systems JPME (ex)
Statut 2026 Actif Actif Agrément retiré
Prix mensuel 1 €/kWc/mois Dès 12,99 €/mois -
Mise en service 299 € TTC Variable selon formule -
Engagement Sans engagement Selon formule -
Stockage Illimité Selon formule -
Compatible EDF OA Non Non -
Prime autoconso Non Non -
Pilotage temps réel Non Oui -
Compatible batterie physique Non Oui -
Compatible autoinstallation Oui Non -

Sources : urbansolarenergy.fr, mylight150.com, arrêté ministériel du 15/01/2026

main soleil artyseo photovoltaique

Batterie virtuelle ou revente du surplus EDF OA : que choisir ?

C’est LA question que se posent de nombreux propriétaires de panneaux solaires. Les deux modèles permettent de valoriser le surplus d’électricité produit par votre installation, mais avec une logique différente. Depuis la réforme S21 de juin 2026, la revente classique du surplus via EDF OA est beaucoup moins avantageuse qu’auparavant. Posons les chiffres.

Le modèle EDF OA après la réforme S21 : une revente du surplus beaucoup moins avantageuse

Avec un contrat d’obligation d’achat EDF OA, l’électricité produite en surplus par votre installation photovoltaïque peut toujours être injectée sur le réseau et rachetée selon un tarif réglementé.

Depuis la réforme S21 entrée en vigueur en juin 2026, ce modèle a cependant profondément changé. Le tarif de rachat du surplus se situe désormais autour de 0,011 €/kWh pour les installations concernées par les nouveaux barèmes.

Autre évolution majeure : la prime à l’autoconsommation a été supprimée. Les particuliers ne bénéficient donc plus de cette aide complémentaire qui permettait auparavant de réduire le coût initial de leur installation.

Dans ce nouveau contexte, l’intérêt économique d’une installation solaire ne repose plus principalement sur la vente de l’électricité produite, mais sur la capacité à consommer directement un maximum de sa propre production.

L’autoconsommation devient donc le principal levier pour réduire durablement sa facture d’électricité et améliorer la rentabilité de son installation.

Le modèle batterie virtuelle : valoriser chaque kWh à prix fort

L’argument commercial est séduisant : au lieu de revendre votre surplus à un tarif EDF OA fortement réduit depuis la réforme S21, vous pouvez récupérer cette énergie plus tard sous forme de crédit et éviter d’acheter autant d’électricité au réseau au tarif habituel. La différence peut donc sembler importante.

Sauf que ce n’est pas si simple. Quand vous récupérez un kWh depuis votre crédit virtuel, vous payez quand même les frais d’acheminement réseau et les taxes (TURPE, CTA). En pratique, le kWh restitué n’est pas gratuit : il vous coûte entre 0,07 et 0,10 EUR de frais incompressibles à payer sur votre facture. L’économie réelle nette tourne plutôt autour de 0,15-0,18 EUR/kWh. Et encore, ça suppose que vous récupériez 100 % de vos crédits, ce qui est rarement le cas. Une fourchette réaliste se situe entre 60 % et 80 % de récupération.

Simulation comparative : installation 6 kWc Grand Ouest

On a fait tourner les chiffres pour une installation photovoltaïque typique dans le Grand Ouest : 6 kWc de puissance installée, production d’électricité de 6 500 kWh par année, taux d’autoconsommation de 60 %. Voici ce que ça donne sur 20 ans, par exemple pour un foyer à Nantes ou Angers.

TABLEAU – Simulation financière sur 20 ans : EDF OA vs batterie virtuelle (6 kWc, Grand Ouest)

Poste EDF OA (revente surplus) Batterie virtuelle (Urban Solar)
Surplus annuel 2 600 kWh 2 600 kWh
Valorisation brute annuelle ~29 € (2 600 x 0,011 €) ~654 € (2 600 x 0,2516 €)
Frais acheminement + taxes/an 0 € ~208 € (0,08 €/kWh)
Abonnement/an 0 € 72 € (6 kWc x 1 € x 12 mois)
Mise en service (one-shot) 0 € 299 €
Prime autoconsommation 0 € 0 €
Total net sur 20 ans ~580 € ~7 181 €
Durée de contrat garantie 20 ans (EDF OA) Sans engagement (risque fournisseur)

Sources : tarifs EDF OA T2 2026, grille Urban Solar Energy, simulation Ajanco. Hypothèse batterie virtuelle : récupération 100 % des crédits (optimiste).

Attention à la lecture de ce tableau : le scénario virtuel paraît nettement plus avantageux sur le papier, mais il repose sur l’hypothèse d’une récupération optimale des crédits accumulés. En pratique, avec 60 à 80 % de récupération, l’économie nette diminue et dépend fortement du profil de consommation du foyer. Depuis la réforme S21, l’écart avec EDF OA s’explique principalement par la très faible valorisation du surplus injecté sur le réseau. En revanche, la batterie virtuelle implique un abonnement, des frais éventuels et une dépendance au fournisseur, comme l’a montré l’affaire JPME.

Il est aussi important de noter que la facture d’électricité ne disparaît pas avec un stockage virtuel : vous continuez à payer l’abonnement au distributeur Enedis et les taxes associées. Le verdict dépend donc de votre profil. On y reviendra dans la section dédiée.

Les batteries en 2026 : ce qu'il faut savoir projet solaire artyseo

Batterie virtuelle vs batterie physique : le match

Après la comparaison avec l’obligation d’achat EDF, place au face-à-face entre stockage virtuel et stockage physique. Ce sont deux philosophies complètement différentes pour utiliser l’électricité solaire

Coûts : abonnement mensuel vs investissement initial

Le premier réflexe, c’est de comparer les prix. Avec un stockage virtuel, vous payez un abonnement mensuel de 10 à 15 EUR. Sur 20 ans, ça représente 2 400 à 3 600 EUR (hors mise en service). Un système de stockage lithium de 5 à 10 kWh coûte entre 5 000 et 10 000 EUR installé par un pro RGE. L’écart est significatif à court terme, mais le matériel n’a pas de frais récurrents et se rentabilise sur 10-15 ans. Pour les entreprises et les pro, les travaux d’installation peuvent aussi bénéficier d’aides spécifiques.

Autonomie en cas de coupure : le vrai avantage du stockage physique

C’est le point qui fait toute la différence. Un stockage virtuel dépend du réseau électrique public. En cas de coupure, vous n’avez plus d’électricité, point final. Votre crédit de kWh ne vous sert à rien si le réseau est en panne, que ce soit la nuit ou en plein jour.

Un système de stockage physique, lui, assure un secours automatique. Coupure de courant ? L’onduleur hybride bascule automatiquement sur la réserve. Pour une famille dans le Grand Ouest, où les tempêtes en hiver peuvent provoquer des coupures de plusieurs heures, c’est un argument de poids. On en parle en détail dans notre article jusqu’où peut-on aller en autonomie énergétique avec le solaire et une batterie.

Durabilité et impact environnemental

Côté écologie, le stockage virtuel a un avantage net : aucun équipement supplémentaire, donc aucun matériau rare à extraire. Pas de lithium, pas de cobalt, pas de recyclage à prévoir. L’eau et l’espace nécessaires à la fabrication sont également épargnés.

Le stockage physique, en revanche, nécessite des métaux rares et pose la question du recyclage en fin de vie d’une batterie (après 10-15 ans). Les filières de recyclage progressent en rapport avec la croissance du marché, mais c’est un critère à garder en tête si l’argument écologique compte pour vous.

Notre recommandation en tant qu'installateur

Chez Artyseo, on joue cartes sur table. Le stockage virtuel et le stockage physique ne répondent pas au même besoin, et chaque solution a ses cas d’usage légitimes. Il n’y a pas de meilleure solution universelle.

Si votre budget est serré et que vous avez un gros surplus d’énergie à valoriser, le stockage virtuel peut être une option intelligente, à condition de choisir un fournisseur solide et de bien comprendre les frais réels. Vous pourrez toujours changer de fournisseur ou passer au physique plus tard.

Si vous cherchez l’autonomie, la résilience face aux coupures et que votre budget le permet, le stockage physique reste la meilleure solution. C’est d’ailleurs ce qu’on installe au quotidien pour nos clients, particuliers comme pro. On vous accompagne pour dimensionner la bonne capacité de stockage et optimiser votre stockage d’énergie solaire.

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Les pièges à éviter avec la batterie virtuelle👇

Le stockage virtuel n’est pas une arnaque en soi, mais plusieurs pièges guettent les propriétaires mal informés. En voici quatre qu’on rencontre régulièrement, avec les chiffres pour chacun.

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Piège n°1 : croire que le kWh restitué est gratuit

C’est l’erreur la plus courante. Vous injectez un kWh, vous le récupérez, donc c’est gratuit ? Non. Quand vous soutirez de l’électricité depuis votre crédit, vous payez toujours les frais d’acheminement et de distribution réseau (TURPE) et les taxes (CTA, CSPE). Comptez 0,07 à 0,10 EUR/kWh de frais incompressibles sur votre facture. Votre kWh « gratuit » vous coûte en réalité entre 7 et 10 centimes. Sur 2 600 kWh de surplus annuel, ça représente 180 à 260 EUR par année de frais cachés que les plaquettes commerciales ne mettent pas en avant. La fourniture d’électricité n’est jamais totalement gratuite en France.

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Piège n°2 : oublier que la batterie virtuelle ne remplace pas une stratégie d'autoconsommation

Avec la réforme S21, la prime à l’autoconsommation a été supprimée. Le sujet n’est donc plus de comparer une solution avec ou sans cette aide, mais de comprendre comment valoriser au mieux l’électricité produite par ses panneaux.

Une batterie virtuelle peut permettre de mieux utiliser son surplus lorsque la production dépasse la consommation immédiate. Mais elle ne doit pas faire oublier le principe de base du photovoltaïque : le kilowattheure le plus rentable reste celui que vous consommez directement chez vous.

Déplacer certains usages en journée (chauffe-eau, recharge d’un véhicule électrique, électroménager…) permet souvent d’améliorer naturellement son taux d’autoconsommation, sans abonnement supplémentaire.

La batterie virtuelle doit donc être vue comme un outil complémentaire pour valoriser le surplus restant, et non comme une solution qui remplace une bonne optimisation de sa consommation.

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Piège n°3 : sous-estimer le risque fournisseur

Le cas JPME est un avertissement grandeur nature. En janvier 2026, environ 4 760 producteurs ont vu leurs crédits kWh disparaître quand l’entreprise Actelios Solutions a perdu son agrément. Certains avaient accumulé des centaines d’euros de crédits, perdus du jour au lendemain, sans possibilité de répondre ou de contester rapidement.

Avec un système de stockage physique, l’équipement est chez vous. L’entreprise fabricante peut faire faillite, votre matériel continue de fonctionner automatiquement. Avec un stockage virtuel, l’énergie stockée n’est qu’une ligne comptable chez le fournisseur. S’il disparaît, vos crédits aussi.

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Piège n°4 : oublier que ça ne protège pas des coupures

On l’a dit plus haut, mais ça mérite d’être répété car c’est souvent mal compris : un stockage virtuel ne fournit AUCUNE électricité en cas de coupure du réseau public. Si le réseau tombe, vos panneaux solaires se coupent aussi (protection anti-îlotage réglementaire) et votre crédit virtuel est inutilisable, même si vous avez des centaines de kWh en réserve. Seul un système physique avec onduleur hybride peut assurer un secours et produire de l’électricité en mode îloté.

Pour qui la batterie virtuelle est-elle vraiment intéressante ?

Plutôt que de donner un verdict binaire « pour ou contre », voici quatre profils types pour vous aider à déterminer si une batterie virtuelle correspond réellement à votre projet. Chaque installation solaire est différente, notamment depuis la réforme S21 qui favorise davantage l’autoconsommation que la simple revente du surplus.

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Questions fréquentes sur la batterie virtuelle solaire

Qu'est-ce qu'une batterie virtuelle solaire ?

C’est un service de compensation comptable proposé par un fournisseur d’énergie. L’électricité solaire produite en surplus par vos panneaux photovoltaïques est injectée sur le réseau et créditée en kWh. Vous récupérez ces kWh plus tard pour les consommer, sans aucun équipement installé chez vous. Le réseau électrique fait office de « batterie » pour stocker votre production.

Deux entreprises restent sur le marché français : Urban Solar Energy (dès 1 EUR/kWc/mois, accessible aux particuliers et pro) et MyLight Systems (dès 12,99 EUR/mois avec pilotage intelligent). JPME a perdu son agrément en janvier 2026 et n’est plus opérationnel. Avant de souscrire, vérifiez les conditions générales de chaque offre, les éventuelles limites de stockage virtuel, les frais associés et les modalités de récupération de vos crédits en cas de changement de fournisseur.

La comparaison dépend fortement du profil de consommation et de la quantité de surplus produite. Depuis la réforme S21, la revente du surplus via EDF OA est beaucoup moins rémunératrice qu’auparavant, ce qui rend la batterie virtuelle plus intéressante sur certains profils.

Cependant, il faut intégrer l’ensemble des paramètres : abonnement du service, frais d’acheminement, capacité réelle à récupérer ses crédits et solidité du fournisseur choisi.

Dans tous les cas, la meilleure rentabilité reste généralement obtenue en augmentant son autoconsommation directe : utiliser l’électricité solaire produite au moment où les panneaux fonctionnent permet d’éviter totalement l’achat d’électricité au réseau.

Oui, c’est obligatoire. Le compteur Linky, déployé par Enedis sur le réseau de distribution, mesure en temps réel et automatiquement les flux d’injection et de soutirage. Il est indispensable au fonctionnement du crédit virtuel. Si votre foyer n’est pas encore équipé, contactez Enedis pour le raccordement.

Les environ 4 760 producteurs, acheteurs du service JPME (Actelios Solutions), ont été basculés vers EDF après le retrait d’agrément le 22 janvier 2026. Leurs crédits kWh accumulés ont été perdus. Le référé déposé par JPME a été rejeté. Si vous étiez client, vous pouvez utiliser le site du médiateur de l’énergie pour faire valoir vos droits.

Oui, c’est possible avec MyLight Systems qui propose cette compatibilité. L’idée : le stockage physique absorbe une partie du surplus pour l’autonomie, et le reste est stocké virtuellement en crédit. L’inconvénient principal est le coût cumulé de cette double solution. C’est la formule la plus complète mais aussi la plus coûteuse pour réduire votre facture d’électricité.

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Artyseo vous accompagne partout dans le Grand Ouest

Cette réforme s’applique à toute la France métropolitaine, et ses conséquences sont les mêmes que vous soyez à Angers, à Nantes ou à Rennes. Ce qui change en revanche, c’est l’ensoleillement, et donc la rentabilité exacte de votre installation.

Le Grand Ouest bénéficie d’un potentiel solaire souvent sous-estimé : entre 1 800 et 2 100 heures de soleil par an selon les zones. Avec une installation bien dimensionnée pour l’autoconsommation, le retour sur investissement reste très attractif, même sans la prime.

Nos équipes interviennent dans tout l’Ouest de la France pour vous proposer une étude personnalisée adaptée au nouveau cadre réglementaire :

Maine-et-Loire (49) : Angers, Cholet, Saumur, Avrillé, Beaucouzé, Trélazé, Bouchemaine, Lion-d’Angers, Doué-en-Anjou

Loire-Atlantique (44) : Nantes, Saint-Nazaire, La Baule, Saint-Herblain, Vertou, Couëron, Sautron, Basse-Goulaine

Vendée (85) : La Roche-sur-Yon, Les Sables-d’Olonne, Challans, Montaigu, Fontenay-le-Comte

Ille-et-Vilaine (35) : Rennes, Saint-Malo, Dinard

Morbihan (56) : Vannes, Lorient, Lanester

Sarthe (72) : Le Mans, Sablé-sur-Sarthe, La Flèche

Mayenne (53) : Laval, Mayenne

Finistère (29) : Brest, Quimper

Indre-et-Loire (37) : Tours, Joué-lès-Tours

Charente-Maritime (17) : La Rochelle

Gironde (33) : Bordeaux

Où que vous soyez dans le Grand Ouest, nos conseillers connaissent les spécificités locales,  ensoleillement, contraintes PLU, aides départementales, et peuvent vous simuler la rentabilité exacte de votre projet dans le nouveau cadre S21.

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Chez Artyseo, on est installateur RGE et partenaire de confiance dans le Grand Ouest avec plus de 5 000 installations, et on n’a rien à vous vendre côté stockage virtuel : juste un devis et un conseil indépendant.
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Du 6 au 16 août inclus, la prise de rendez-vous est temporairement suspendue. Laissez-nous vos coordonnées  nous vous recontacterons dès notre retour pour planifier votre étude solaire dans les meilleurs délais. Merci de votre compréhension et à très bientôt !

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